Le voyage
Samedi 1er juillet 2006: enfin le départ pour Haïti, que j'attendais depuis quelques mois déjà! Mon très sympathique voisin pour le vol, Tristan, vient des Îles Vierges ( Caraïbes) et me raconte un peu sa vie d'insulaire. Tous les Français du vol sont frustrés d'être en train de regarder un film américain à gros budget alors que la France est en train de jouer son quart de finale contre le Brésil! Le commandant de bord nous annonce néanmoins le résultat du match au bout d'un moment.
Arrivé à New-York les douaniers et gardes qui voient mon passeport français me parlent tous de foot et me félicitent pour la victoire des Bleus...Nous arrivons à 20h et mon prochain vol (NY-Miami) n'est qu'à 6h du mat', ce qui ne me laisse pas le temps de passer en ville, d'autant plus que je me trimballe toutes mes bagages...Je me prépare donc à passer une nuit horrible dans l'aéroport et pas de surpprise, la nuit a bien été horrible: tentative de s'endormir sur une chaise tout en surveillant mes sacs dans un hall relativement désert avec une voix qui répète toutes les 30 secondes "the local time is..." et "smoking is not allowed in this airport", rien de bien agréable.
Dans le salon en attendant l'avion je rencontre Boris, un type cool qui vit en Haïti. Il me dresse un portrait catastrophique de la situation de l'île (ce que je savais déjà plus ou moins) et me dit que les Haïtiens ont beaucoup changé pendant le règne d'Aristide, qu'ils sont devenus malhonnêtes et suspicieux et qu'on ne peut plus faire confiance à qui que ce soit. Pas très rassurant juste avant d'arriver... Une voix nous annonce que suite à un problème technique il y a changement pour un avion plus petit et que certains n'auront peut-être pas de place sur le nouveau vol! Les passagers en classe affaire sont pris automatiquement (Boris en fait partie) mais les autres doivent faire la queue...Bordel de m¤%? je me voyais pas passer encore 10 heures dans cet aéroport! Finalement après une quinzaine de minutes de stress j'obtiens une carte d'embarquement pour le vol. La transit à Miami est plus supportable et j'embarque rapidement pour Haïti dans un avion où je suis bien évidemment un des seuls blancs...

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